Carine Iriarte | Sonothérapeute
Charente-Maritime (17)
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La lévitation acoustique était déjà depuis plusieurs années un sujet fascinant puisqu’elle permettait de maintenir en l’air des boules de polystyrène ou de liquide grâce au simple pouvoir du son. Jusqu’à présent, la lévitation acoustique se limitait à de très petits objets. Mais une nouvelle étude publiée en janvier 2018 est plus que prometteuse.

Cette étude d’une équipe de chercheurs de l’Université de Bristol (UK) a réussi à faire léviter des objets plus grands que la longueur d’onde du son utilisé, ce qui ouvre le champ des possibilités et des applications dans de nombreux domaines. Le Dr Asier Marzo, auteur principal de l’étude publiée dans la revue Physical Review Letters a déclaré :  » Les chercheurs acoustiques ont été frustrés pendant des années par ce problème de la limite de taille : il est satisfaisant d’y trouver enfin une solution. Je pense que cela va ouvrir les portes de nombreuses nouvelles applications « .

Contrairement à la lévitation magnétique, la lévitation acoustique -appelée plus scientifiquement acoustophorèse- permet de capturer toutes sortes de matériaux (billes de polystyrène, gouttes d’eau, insectes) et de les mettre en lévitation grâce aux variations de pression de l’air, plus connues sous le nom de son. Car  en effet, le son n’est rien de plus que de l’air plus ou moins comprimé faisant vibrer ce qu’il touche.

Dans le cas de la lévitation acoustique, c’est la combinaison de deux ondes sonores qui entre en jeu. En voyageant l’une vers l’autre, ces deux ondes s’additionnent ou s’annulent pour former une seule onde, stationnaire. Une onde stationnaire oscille de haut en bas, mais ne se déplace pas dans l’espace.

Le Laboratoire national d’Argonne à Chicago aux États-Unis a fait en 2012 une démonstration vidéo afin d’illustrer les dernières avancées de la lévitation acoustique. La performance s’appuie sur une pièce d’un équipement développé par la NASA pour simuler les conditions de microgravité. Plus concrètement, l’appareil se compose de deux petits haut-parleurs générant des ondes sonores de fréquences légèrement au-dessus de la gamme audible, à environ 22 KiloHertz. Les enceintes sont précisément alignées face à face, l’une au-dessus de l’autre. Les ondes sonores émises, de fréquences égales, interfèrent alors parfaitement entre-elles générant ainsi le phénomène connu sous le nom d’onde stationnaire.